Pourquoi un DUERP Word ne passera plus les prochains contrôles
Trois de nos clients ont été contrôlés par l'inspection du travail au premier semestre 2026. Dans les trois cas, la question de la traçabilité du DUERP est apparue au cœur de l'entretien. Voilà ce que ces contrôles nous ont appris, et pourquoi le format Word montre aujourd'hui clairement ses limites.
Contrôle #1 : Restaurant, 14 salariés, contrôle programmé
Le gérant avait un DUERP sous forme de tableau Excel, mis à jour deux fois en trois ans. Sur le fond, le contenu était plutôt complet : 22 risques identifiés, mesures décrites, EPI listés. L'inspecteur a pourtant relevé trois points bloquants.
D'abord, aucune trace des évolutions entre les deux versions. Le tableau était "toujours à jour", mais on ne savait pas ce qui avait changé, ni quand, ni pourquoi. Ensuite, aucun horodatage certifiable : la date en en-tête peut être modifiée à volonté sur un fichier Excel. Enfin, l'inspecteur a demandé la trace du passage du DUERP en réunion CSE. Le gérant n'a rien pu produire.
Le contrôle s'est soldé par une observation formelle demandant une remise à niveau sous trois mois. Aucune sanction, mais un signal clair.
Contrôle #2 : Boulangerie, 8 salariés, contrôle sur signalement
Le contrôle faisait suite à un signalement anonyme concernant l'exposition à la farine et les risques respiratoires. Le boulanger avait un DUERP Word de 3 pages datant de 2021.
L'inspecteur a d'abord constaté que le risque "exposition aux poussières de farine", pourtant classé CMR de catégorie 2 par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer), n'était pas mentionné. Le DUERP se limitait aux risques classiques : coupures, brûlures, TMS.
Deuxième point : aucune mention de la surveillance médicale renforcée (SIR) pourtant obligatoire pour les salariés exposés aux CMR. L'inspecteur a demandé la liste nominative des salariés exposés : inexistante.
Le contrôle s'est soldé par une mise en demeure avec délai de mise en conformité, et transmission au SPST pour la mise en place immédiate du SIR.
Contrôle #3 : Cabinet médical, 6 salariés, DUERP confformia
Contrôle programmé suite à un signalement patient sur les conditions d'accueil. La médecin gérante utilisait confformia depuis 18 mois. Elle a présenté son PDF le jour même.
L'inspecteur a immédiatement noté trois éléments qui lui ont facilité le travail :
- La version en cours portait un numéro (v4) et une date de publication précise.
- L'historique complet des trois versions précédentes était disponible, avec le motif de chaque mise à jour (nouvel équipement, revue annuelle, changement de SPST).
- Chaque version portait une signature SHA-256, rendant toute altération a posteriori détectable.
L'entretien a duré vingt minutes. Aucune observation, aucune demande complémentaire. La médecin a reçu un compte rendu de conformité.
« L'inspection ne cherche pas à piéger les entreprises. Elle cherche des documents à jour, traçables, et cohérents avec la réalité du terrain. Word rend les trois quasi impossibles à démontrer. »
Ce que ces trois contrôles révèlent
Une évolution de fond est en cours dans la posture de l'inspection du travail :
- L'exigence de traçabilité augmente. Une simple date en en-tête ne suffit plus. L'inspection veut voir comment le DUERP a évolué, quand, et pourquoi.
- L'exhaustivité des risques est vérifiée croisée avec les référentiels INRS. Un DUERP qui "oublie" un risque connu du secteur (farine en boulangerie, latex en santé, silice en BTP) est mal noté.
- Le PAPRIPACT et la consultation CSE deviennent systématiquement demandés à partir de 50 salariés, et souvent en dessous.
Ce qu'un logiciel de DUERP apporte
Un logiciel comme confformia résout structurellement ces trois points sans effort particulier :
- Chaque publication génère automatiquement une version horodatée avec signature SHA-256. Impossible d'altérer un ancien état sans que ce soit détectable.
- La bibliothèque de risques est calibrée INRS par code NAF : les risques typiques de votre secteur sont proposés d'office.
- Le PAPRIPACT est généré automatiquement à partir du plan d'action, avec PV CSE et suivi des votes.